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Schubert, Fantasy D670 “Wanderer”, Impromptus D395*

Elisso Wirssaladze (Piano);
Milan 1997 & Nürnberg 1995*

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Details

Le souvenir très mitigé que d‘aucuns conservent peut-être du premier volume de cette série (Kreisleriana, Fantasiestücke op. 12, cf. Diapason no. 404) ne doit soue aucun prétexte les dissouader de découvrir quatre nouveaux programmes enregistrées en concert où la pianiste géorgienne se montre sous un bien meilleur jour! Le volume Schubert-Brahms-Liszt et celui dédié à Schumann sont à mon avis à découvrir en priorité. De la Sonate D 850, Elisso Virssaladze parvient à restituer ans aucune sécheresse toute la vigueur ryrhmique, la “santé”; il se dégage de son interprétation une image radieuse qui correspond á l’essence d’une composition que l’on peut qualifier d’heureuse. Peut-être plus convaincante encore, la Sonate no. 1 de Brahms, jubilatoire, frappe par cette dimension directe, immédiate, lapidaire – que les pianistes peinent parfois à restituer tant l’ouvrage regorge de chaussetrapes (redoutable Finale!). On éprouve grand bonheur aussi à entendre ces Liszt rabâchés quand ils sont servis par un engagement et un goût aussi affirmés. La séduction exercée par le jeu d’Elisso Virssaladze ne repose à vrai dire guère sur sa palette sonore, assez étroite, mais d‘abord sur la manière dont elle fait corps avec les moments de tension et de détente du texte musical. Cet aspect de sa démarche s‘impose avec évidence dans Schumann; dans la Sonate no. 1, partition foisonnante mais toujours mue par un solide fil directeur, comme dans la Fantaisie op. 17 qui sait être lyrique et témoigne d’un grand sens du détail tout en faisant de la continuité du propos un impératif premier. De belle tenue également, les volumes Schubert et Mozart-Prokofiev m‘apparaissent cependant d‘un intérêt plus 1imité que les présidents – et d‘abord destinés aux inconditionels de la pianiste. Dans une discographie surabondante, la Wanderer ou les Impromptus D 935, quoique d‘un grand naturel, ne possèdent pas en effet toujours la complexité d‘humeur et la variété d‘éclairages qui les autoriseraient à tenir tête aux grandes références. Quant à Mozart, assez froid, c‘est le point faible de cet ensemble, mais le CD où il figure est toutefois amplement racheté par une 8e Sonate de Prokofiev enlée avec une superbe maestria.

Alain Cochard, Diapason 6/1998

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